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Chaos climatique, impuissance politique

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Chaos climatique, impuissance politique
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Incendies géants, canicules sans fin, sécheresse généralisée… La France ne sortira pas indemne de l’été 2026. L’impréparation totale du pays aura coûté cher et inquiète, alors que ces catastrophes vont s’amplifier à l’avenir. Mais quelles leçons politiques en ont été tirées ? Si le marché a démontré son incapacité à répondre aux enjeux environnementaux et accentue le « chacun pour soi », le centre continue d’en faire le cœur de ses propositions. L’extrême droite considère elle l’écologie comme peu payante électoralement et combat la transition écologique par tous les moyens. Bien plus engagée sur le sujet, la gauche fourmille de propositions, mais devra les rendre désirables et crédibles et renoncer à certaines lubies.

Un méga-feu en Gironde obligeant à déplacer plus de 220 000 personnes et qui a failli toucher la métropole bordelaise. Des semaines de canicules interminables et à l’ampleur historique causant une surmortalité d’au moins 7 300 personnes et faisant suffoquer la France entière. Une sécheresse qui vide les cours d’eau, cause une hécatombe chez les végétaux et accroît les conflits d’usage entre agriculture, industrie et particuliers. Des pertes à deux chiffres pour la production alimentaire française, qui vont encore faire monter les prix en rayon, déjà gonflés par l’inflation du coût des engrais et du carburant avec les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient. Des réseaux de transport désorganisés par des températures si fortes qu’elles dilatent les rails et caténaires. La liste des effets dévastateurs de l’été 2026 ne cesse de s’allonger.

Une impréparation flagrante

« Qui aurait pu prédire la crise climatique ? » s’interrogeait Emmanuel Macron fin 2022, feignant la surprise devant une catastrophe pourtant annoncée par les scientifiques depuis des décennies. Malgré le caractère très prévisible d’un changement climatique en phase d’accélération, l’impréparation de l’État semble toujours aussi forte, comme si l’été 2026 était amené à rester exceptionnel. Plus de 55 milliards d’euros ont pourtant été collectés depuis l’instauration de la « journée de solidarité » au lendemain de la canicule de 2003. Des montants qui devaient servir à l’adaptation aux fortes chaleurs mais ont été dilués dans les budgets d’une Sécurité sociale prise en étau par les exonérations de cotisations et la hausse des besoins. L’écart entre cette manne financière et le manque d’adaptation du pays a attisé le ressentiment fiscal et alimenté la rhétorique anti-impôt de la droite, alors même que des ressources considérables vont devoir être mobilisées pour se préparer à un climat extrême.

Le manque de climatisation dans un pays qui dispose d’une production excédentaire d’électricité quasi-intégralement décarbonée a donné lieu à des bagarres dans des magasins et à des locations à des prix exorbitants. De quoi nourrir les débats sur une « tiers-mondisation » de la France.

Cette impréparation s’est d’abord illustrée dans les millions de « bouilloires thermiques » dont les habitants avaient l’impression de vivre dans un micro-ondes. Alors que les Français tentaient de combattre la chaleur avec des couvertures de survie et des ventilateurs, le gouvernement faisant adopter un texte par le Sénat prévoyant la remise sur le marché locatif de 700.000 passoires thermiques et annonçait la fin des subventions Ma Prime Rénov pour les travaux de ventilation mécanique, de changement de fenêtres ou encore de chauffages solaires. Le manque de climatisation dans un pays qui dispose pourtant d’une production excédentaire d’électricité quasi-intégralement décarbonée a donné lieu à des bagarres dans des magasins pour obtenir des modèles soldés et à des locations à des prix exorbitants par des profiteurs de crise. Pour ceux qui ont pu s’équiper en climatiseur, ce sont surtout les modèles mobiles peu efficaces qui ont été privilégiés, par manque de moyens, d’installateurs et en raison de conflits insolubles de copropriété. De quoi nourrir les débats sur une « tiers-mondisation » de la France, alors que la climatisation est largement répandue dans les pays en développement.

Le manque de moyens des pompiers a également suscité de vifs débats durant l’été : l’annulation de la commande de deux Canadairs par le gouvernement Attal en 2024 et d’une base aérienne de la protection civile en Gironde, le nombre insuffisant de pompiers professionnels et volontaires, un matériel de protection contre les fumées assez médiocre comparé à ce qui existe à l’étranger… La colère est grande chez les soldats du feu. Enregistré à son insu, le ministre de l’Intérieur a reconnu que les discours officiels affirmant que les moyens étaient suffisants relevaient de la « posture » politicienne. Excédés après la mort de quatre d’entre eux cet été, les pompiers n’en peuvent plus d’attendre la traduction législative du « Beauvau de la sécurité civile » qui doit leur dégager du temps pour assurer leurs missions prioritaires et clarifier le statut des volontaires. Représentant 80% des effectifs, ces derniers sont une spécificité française permettant de faire face ponctuellement à des besoins d’intervention élevés. Mais ce régime dual qui a longtemps bien fonctionné a fini par servir de variable d’ajustement pour éviter les nécessaires recrutements de  pompiers professionnels. La faiblesse des rémunérations, la hausse régulière des sollicitations et les risques encourus par les volontaires ont fini par décourager de nombreuses vocations, aggravant le manque d’effectifs. Face à un système qui craque de partout et bénéficiant d’une popularité considérable, les pompiers vont tenter d’arracher enfin les réformes et les budgets qu’ils demandent depuis des années en organisant une grande mobilisation le 29 septembre.

Règne du chacun pour soi

La pénurie de moyens face aux incendies a aussi conduit à des choix controversés. Ainsi, les habitants du Porge, dont le village a été ravagé par les flammes, estiment avoir été « abandonnés », voire sacrifiés pour sauver leurs voisins du Cap Ferret, une station balnéaire très cossue. Les passe-droits dont bénéficie par exemple le multimillionnaire Benoît Bartherotte, qui y a édifié une digue et un pare-feu sans autorisation pour protéger ses propriétés, alimentent le sentiment d’un système à deux vitesses délétère pour la cohésion nationale. Plus largement, l’été 2026 a de nouveau démontré combien les effets du changement climatique frappent de manière inégalitaire. Alors que les Français les plus pauvres suffoquaient dans leurs logements, d’autres ont pu organiser leur exode climatique dans leur résidence secondaire ou en partant en vacances au frais. De même, pendant que les travailleurs du bâtiment, les agriculteurs ou les livreurs à vélo mettaient leur vie en danger – certains en sont même morts – sous un mercure dépassant les 40 degrés, des cadres restaient épargnés dans leurs bureaux climatisés.

L’été 2026 a de nouveau démontré combien les effets du changement climatique frappent de manière inégalitaire.

L’inégale répartition de la climatisation, pourtant nécessaire à tous pour offrir du répit au corps, notamment la nuit, a également alimenté les jalousies et les polémiques stériles. Face à la lenteur des travaux de rénovation énergétique et aux guerres de tranchées entre copropriétaires, certains n’ont pas hésité à installer une clim sans autorisation, entraînant parfois des poursuites judiciaires. Alors que la nécessité du chauffage en hiver fait l’unanimité, le droit à la fraîcheur en été ne semble pas encore faire consensus. En l’absence de véritable politique publique pour planifier la fraîcheur, certains s’équipent s’ils en ont les moyens, d’autres non, le tout au prix d’une moindre efficacité, un mode de chauffage ou de fraîcheur étant plus performant s’il est pensé à l’échelle de tout un bâtiment. Au-delà des logements, le fait que la climatisation soit généralisée dans les centres commerciaux alors qu’elle reste rare dans les services publics oblige certains à consommer pour rester au frais et symbolise une prééminence des intérêts privés sur l’intérêt général. Incarnation marquante de ce zeitgeist : des élèves de primaire à Paris ont quitté leur école surchauffée pour aller se réfugier dans les bureaux voisins de Google, qui a ainsi réalisé une belle opération de communication.

Les mêmes inégalités se retrouvent dans le monde agricole face à la sécheresse. Alors que certains exploitants ont le droit d’irriguer leurs cultures, parfois en plein milieu de la journée, d’autres ont vu leurs récoltes brûler sur place. Au lieu d’organiser la transition vers une agriculture plus résiliente, en changeant de cultures, en préservant la qualité des sols et en recréant des espaces de biodiversité comme les zones humides et les haies, le gouvernement a fait voter une nouvelle loi prônant l’agriculture industrielle. Face au manque d’eau, la simplification de construction de méga-bassines est présentée comme une solution pour conserver le trop-plein d’eau de l’hiver pour les saisons sèches. Si le stockage de l’eau excédentaire peut être utile, l’absence de questionnement sur l’évaporation de l’eau stockée sur des bâches en plastique, sur la préservation des nappes phréatiques, dont le pompage constitue la première source de remplissage des bassines, ou tout simplement sur la sobriété hydrique font de cette stratégie une impasse écologique. Surtout, contrairement à l’eau stockée dans les nappes phréatiques, celle des bassines est privée : une ressource indispensable est donc accaparée par une partie du monde agricole. 

Une présidentielle percutée par les enjeux écologiques ?

Ce chacun pour soi organisé par le marché a durement frappé les corps, les esprits et les portefeuilles. Face à l’urgence et à la colère, les préoccupations écologiques, absentes des débats politiques ces dernières années, ont fait leur grand retour parmi les enjeux prioritaires des électeurs : mi-juillet, la protection de l’environnement faisait un bond de 12 points dans un sondage sur les préoccupations des Français, arrivant juste derrière les questions de la délinquance, de l’avenir du système social et surtout du pouvoir d’achat. Mais cet effet sera-t-il durable ? Dans un monde médiatique où les actualités s’enchaînent à un rythme frénétique et à l’ère de la « polycrise », la question environnementale pourrait bien être de nouveau oubliée lors du vote du printemps 2027. Un autre sondage, mené sur plus de 5000 personnes en mars, rappelle également que les enjeux environnementaux n’intéressent pas tout l’électorat : les sympathisants de gauche y accordent une très grande importance, ceux du centre un intérêt limité et ceux d’extrême droite s’en désintéressent profondément.

Des données que les partis politiques ont sans doute en tête pour leur campagne : tandis que les candidats de gauche rivalisent de propositions écologiques, le centre fait le service minimum et l’extrême droite a été peu audible dans la séquence, attendant sans doute un retour à ses thèmes de prédilection que sont l’insécurité et l’immigration. L’ampleur de la catastrophe de l’été 2026, amenée à se reproduire, mérite pourtant un examen sérieux et des propositions à la hauteur des enjeux.

Face au techno-solutionnisme hors-sol des uns et à la frugalité malheureuse des autres, la solution réside dans la complémentarité de la technologie et de la nature.

Une nouvelle fois, le débat s’est largement cristallisé sur le « pour ou contre la climatisation ? » : pendant que le Rassemblement national mettait en avant un « grand plan clim » aux contours flous et reposant principalement sur des prêts à taux zéro, le bloc présidentiel laissait le marché gouverner l’installation de l’air conditionné et une partie de la gauche s’inquiétait de la généralisation de la clim, pointant des effets (consommation électrique, potentiel rejet de gaz contribuant à l’effet de serre, rejet de l’air chaud à l’extérieur) certes réels mais exagérés. La performance sans cesse améliorée des climatiseurs et la fin des gaz les plus nocifs pour l’environnement n’ont, semble-t-il, pas été suffisamment pris en compte dans les arguments de la gauche. De même, l’accroissement des îlots de chaleur urbains, principal argument contre l’air conditionné, reste faible comparé à l’impact des voitures dans les villes (rejet de gaz à effet de serre, surfaces artificialisées pour les routes et parkings qui réchauffent les villes, véhicules en métal qui accumulent la chaleur…), dont la centralité dans les déplacements est vigoureusement défendue par la droite et l’extrême-droite. Face au techno-solutionnisme hors-sol des uns et à la frugalité malheureuse des autres, la solution réside plutôt dans la complémentarité de la technologie et de la nature : des clims et des réseaux de fraîcheurs pour tous, mais dans des immeubles rénovés et dans un environnement urbain beaucoup plus vert.

Le grand détricotage de la politique environnementale

Au-delà de la climatisation, le débat politique a également porté sur le manque de moyens des pompiers, qui ont alimenté une passe d’armes entre le camp présidentiel et la France insoumise. Ces derniers ont vivement reproché au gouvernement l’annulation des achats de Canadair par pure logique comptable. L’austérité budgétaire a en effet conduit au sacrifice de nombreuses politiques publiques de transition et d’adaptation écologiques qui ont pourtant fait leurs preuves. La division par trois en seulement deux ans des montants alloués au « Fonds vert », qui subventionne la transition écologique des collectivités, ou les coupes rases dans le budget de l’ONF, dont le rôle est pourtant central pour lutter contre les incendies et adapter les forêts au climat qui vient, en sont deux exemples frappants.

De la même manière, les quelques avancées de la fin du premier quinquennat d’Emmanuel Macron avec la loi climat – certes bien moins ambitieuse que les propositions de la Convention citoyenne – sont liquidées les unes après les autres. Les multiples assouplissements de l’objectif zéro artificialisation nette le rendent progressivement inopérant alors que les collectivités avaient largement mis à jour leurs plans d’urbanisme, les réformes incessantes de Ma Prime Rénov rendent la vie des particuliers et des professionnels du bâtiment impossible, la loi Duplomb réintroduit des pesticides néonicotinoïdes auparavant interdits, les agences pilotant la transition écologique (ADEME) et assurant une police de l’environnement (OFB) sont régulièrement menacées de suppression… Alors que la fin des années 2010 avaient été marquée par une préoccupation croissante pour l’environnement, la primauté retrouvée de l’objectif de compétitivité conduit les libéraux à multiplier les détricotages réglementaires et budgétaires en matière écologique. Cherchant à séduire l’électorat de centre-gauche en mettant un peu de vert dans son programme, Gabriel Attal a bien proposé un plan de lutte contre les fuites d’eau et pour la réutilisation de cette ressource, mais celui-ci n’est en réalité que la poursuite d’un plan lancé en 2023 aux effets limités

Le Rassemblement national, favori de la présidentielle, prolonge la même logique du vide programmatique et de détricotage des outils de la transition écologique. Certes, le parti ne tient plus de propos climatosceptiques, mais sa ligne demeure pour le reste inchangée : attaque contre les agences de l’Etat qu’il considère « infiltrées par des ONG qui ont leur propre agenda idéologique », baisses des crédits de toutes les politiques environnementales, opposition à une taxe sur les assurances pour financer les services de secours et de lutte contre les incendies, suppression des aides à la rénovation énergétique, opposition aux projets éoliens… Le bilan des votes du RN à l’Assemblée nationale sur les questions environnementales dessine une vision dérégulationniste où les politiques publiques sont démantelées les unes après les autres. Les prises de parole du parti sur l’écologie se résument au final surtout au slogan très vague du « localisme » et à la dénonciation de mesures décrites comme punitives ou déconnectées, qui n’apporterait que des contraintes inutiles pour le mode de vie des Français.

L’écologie fait-elle rêver ?

Si ce discours victimaire conduit à une inaction climatique mortelle, encore faut-il ne pas le nourrir. La gauche annonce depuis longtemps la catastrophe climatique et ne manque pas de propositions ambitieuses, mais le ton moralisateur et donneur de leçons qu’elle emploie parfois n’aide pas à rendre son programme plus désirable. Certaines mesures, comme les zones à faibles émissions (ZFE), soutenues par le Parti socialiste et les écologistes, mais combattues par la France insoumise, sont même franchement anti-populaires et nuisent à l’acceptabilité de la transition écologique. N’apportant pas de vrai gain écologique, puisqu’elles consistent à remplacer des voitures thermiques par des électriques, ces ZFE incarnent le pire des mesures prises au nom de l’environnement : une politique discriminante, portant avant tout sur les plus faibles, au bénéfice principal des constructeurs automobiles et des habitants de centre-ville. A l’inverse, l’interdiction de certaines pratiques ostentatoires et très polluantes, comme l’usage de jets privés ou de yachts, renforcerait le sentiment d’équité, indispensable pour demander des efforts à la population.

Le marché ayant démontré son incapacité à nous protéger, l’heure est peut-être à la prise de conscience qu’un autre modèle existe.

Surtout, la gestion des comportements individuels et le discours sur les « petits gestes », qui servent surtout à se distinguer socialement, doit laisser place à un imaginaire de planification et de grands travaux d’adaptation. Celui-ci offrirait enfin un horizon à une société qui en manque cruellement, et constitue la seule réponse à la hauteur du chaos climatique qui vient. Réfection des réseaux d’eau et d’électricité, rénovation massive des logements, électrification, grand plan de développement des transports publics et du vélo, nouvelle gestion des forêts et nouvelle politique agricole pour adapter arbres et cultures à un climat toujours plus chaud et plus incertain, adaptation des infrastructures de transport et des centrales nucléaires à la chaleur et à la sécheresse… Les chantiers ne manquent pas, mais encore faut-il avoir la volonté politique de les lancer et leur accorder des moyens suffisants. La percée du concept de « planification écologique » dans le débat public, porté par la France insoumise depuis longtemps, constitue une première avancée en ce sens. Son articulation avec les « éco-régions » que Jean-Luc Mélenchon veut organiser selon les bassins hydrographiques est cependant moins claire, une énième réforme territoriale risquant surtout d’amener un désordre organisationnel supplémentaire. L’opposition de la France insoumise et des écologistes au nucléaire, qu’EDF est en train d’adapter aux futures sécheresses, mérite également d’être revue étant donné le rôle indispensable de cette énergie pour la décarbonation.

Enfin, face aux catastrophes de plus en plus fréquentes, des mesures évoquées dernièrement à gauche pour adapter nos vies en urgence méritent aussi un débat sérieux : le congé climatique pour éviter de travailler sous de très fortes chaleurs, la réquisition des bâtiments climatisés pour y abriter des personnes vulnérables, la conscription écologique pour créer des brigades de sécurité civile appuyant les services de secours en cas de forte sollicitation… Le climat ayant déjà changé irrémédiablement, seule une planification de grande ampleur, « quoi qu’il en coûte », et une organisation sociale privilégiant la solidarité peuvent désormais nous éviter de revivre le même été cataclysmique chaque année. Le marché ayant démontré son incapacité totale à nous protéger, l’heure est peut-être à la prise de conscience qu’un autre modèle existe. Reste à voir s’il saura convaincre les électeurs.

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