La Révolution française, cousine de la Guerre d’indépendance américaine ?
Le Vent Se Lève16 min de lecture
Une étroite filiation rattacherait la Révolution française à la Guerre d’indépendance américaine, le républicanisme français de 1792 à son cousin d’Outre-Atlantique. Cette lecture de l’histoire, aujourd’hui dominante, suggère que l’alliance multiséculaire entre la France et les Etats-Unis découle de cultures politiques similaires. Elle passe sous silence la spécificité de la Révolution française, caractérisée par une surpolitisation permanente et scandée de révoltes sociales incandescentes. Au point de mener à de fortes tensions avec les Etats-Unis : tandis que la France jacobine proclamait son alliance avec les esclaves insurgés de Saint-Domingue, le gouvernement américain apportait son soutien aux planteurs esclavagistes français. Un fragment oublié de l’histoire de France, qui permet de conjurer aussi bien la tentation du roman national que la facilité du dolorisme mémoriel.
Cet article de Simon Férelloc, doctorant en histoire et contributeur au Vent Se Lève, est issu de son intervention au colloque « Régis Debray : tous azimuts », organisé par la Fondation Res Publica et dont la captation vidéo est disponible sur la chaîne du Vent Se Lève.
Depuis les années 1980, l’émergence de l’histoire globale a modifié notre perception de la Révolution française, conférant une place croissante à l’étude des questions coloniales. Salutaire de ce point de vue, cette historiographie tend néanmoins à réactiver des grilles de lecture préexistantes comme celle de la « Révolution atlantique ». Développé au cours des années 1950 par des historiens comme Jacques Godechot et Robert Palmer, ce concept postule l’existence d’une forte continuité entre les révolutions américaine et française, incarnée par le marquis de La Fayette comme « héros des deux mondes ». Au-delà des cercles d’initiés, cette lecture s’est ensuite largement diffusée au point de façonner les représentations des élites françaises. Il suffit pour s’en convaincre de rappeler la réception de Donald Trump par Emmanuel Macron durant la célébration du 14 juillet 2017. Le président français avait alors évoqué une supposée matrice politique commune, qui lierait la France aux États-Unis depuis l’avènement des deux républiques.
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Pourtant, si le concept de « républicanisme atlantique » possède une indéniable fécondité heuristique – fût-ce parce qu’il permet une comparaison entre les dynamiques françaises, américaines, haïtiennes et sud-américains –, il doit être manié avec de grandes précautions. Dans son article « Êtes-vous démocrate ou républicain ? » paru en 1989 dans Le Nouvel Observateur, Régis Debray le rappelait : « notre establishment intellectuel, qui regarde l’histoire de France depuis les self-services d’outre-Atlantique […] a-t-il escamoté De la République en France sous De la démocratie en Amérique. Tournant le dos à Michelet, ce naïf, ce pompier, il a demandé à M. Tocqueville de présenter 1789 au public, c’est-à-dire d’expliquer la Révolution comme une simple étape locale de l’avènement démocratique mondial, qui met la Révolution entre parenthèses, et la République ». Les travaux du philosophe sont utiles à la rigueur historienne comme à la conscience citoyenne. En insistant sur les divergences entre les deux cultures politiques, ils restituent l’originalité du républicanisme français et offrent un point d’appui pour résister à l’américanisation complète de notre vie publique.
Révolution marchande contre Révolution politique
La différence fondamentale entre la guerre d’indépendance américaine et la Révolution française est-elle celle qui sépare le règne de l’opinion et des milieux d’affaires d’un côté, la sacralisation des principes et la primauté du politique de l’autre ? Selon Régis Debray, le triomphe de l’économique sur le politique « caractérise et résume l’ère nouvelle. Il est assumé, éclatant, offensif et pour ainsi dire de fondation dans la République américaine ; dérivé et de seconde main dans la République française » [1]. Si la Révolution américaine apparaît comme un succès incontestable, du point de vue de ses acteurs, c’est parce que celle-ci a été déclenchée au nom de revendications essentiellement économiques que la victoire des insurgés a pleinement satisfaites. C’est en mettant à bas le mercantilisme britannique et en réformant le commerce colonial atlantique, sur une base libre-échangiste, que les révolutionnaires américains ont conquis leur indépendance.
Du côté français, les choses sont plus compliquées. La dimension éminemment politique de la Révolution explique la difficulté d’atteindre, et même de quantifier les buts presque métaphysiques que les députés se sont fixés. Nul besoin, pour parvenir à une telle conclusion, de nier la centralité des facteurs économiques : la crise financière de la monarchie, au sommet, et la crise des subsistances, à la base, ont indéniablement précipité le cours des choses. Par la suite, les divergences sur les questions commerciales structurent les clivages entre girondins, montagnards, sans-culottes et masses populaires inorganiques.
Mais il y a plus. La Révolution française se singularise en effet par « l’illusion du politique », que ses acteurs ont entretenu en permanence, autant qu’ils en ont été victimes. Agitant la menace continuelle d’un « complot aristocratique », les révolutionnaires notamment jacobins ont permis la surpolitisation convergente de différents acteurs révolutionnaires, pourtant séparés par des antagonismes de classe objectifs. François Furet, reprenant ironiquement Marx, opposait ainsi cette « illusion du politique », mobilisation permanente d’un « peuple » homogénéisé contre les ennemis de la Révolution, à la « société réelle », faite de clivages économiques et sociaux[2]. Cette « société réelle », pour Furet, met fin au délire jacobin le soir du 9 Thermidor : une bourgeoisie malmenée et un prolétariat insatisfait sonnent alors le glas du théâtre révolutionnaire qui avait caractérisé l’ascendant de Robespierre et du Comité de Salut Public.
Les Jacobins identifiaient les colons de Saint-Domingue, « aristocratie de l’épiderme » arc-boutée sur la défense de ses privilèges, aux contre-révolutionnaires de la Métropole
L’insistance de la Révolution française sur la limitation des inégalités, la justification des insurrections populaires et de certaines de leurs revendications sociales lui confère sa spécificité par rapport à sa lointaine cousine américaine. À cet égard, Régis Debray rappelle que la poursuite du bonheur n’a pas la même signification des deux côtés de l’Atlantique.
Pour un Jacobin français comme Saint-Just, celle-ci signifie la mise à disposition collective des richesses de la terre. Pour un républicain-démocrate comme Thomas Jefferson, cette quête se résume à celle du bien-être individuel. Ces différences expliquent l’aversion croissante des dirigeants américains pour la Révolution française, notamment ceux du parti « fédéraliste » réputé pro-anglais, à partir de 1792. L’un d’entre eux, le second président John Adams (1797-1801) expliquait ainsi avoir « toujours été pour une république libre, pas pour une démocratie, qui est un gouvernement arbitraire, sanglant, tyrannique, cruel et intolérable ». Les notions de « république » et de « démocratie » sont inversées par rapport à la conceptualisation opérée par Régis Debray mais c’est bien la même distinction que celles-ci recouvrent.
Universalisme, particularisme, abolitionnisme
Le caractère économiciste de la Révolution américaine explique en grande partie la forme décentralisée qu’a pris son régime politique. L’historien Andy Cabot rappelle ainsi qu’entre la reconnaissance de l’indépendance américaine par la Grande-Bretagne en 1783 et la convention constitutionnelle de Philadelphie en 1787, les États-Unis constituèrent une simple union douanière dans laquelle les Etats fédérés restaient libres de mener leur propre politique commerciale[3]. Au regard de cette unité fragile, la spécificité de la construction nationale française ressort d’autant mieux. Dès 1789, la force de l’aspiration unitaire est une caractéristique constante de la Révolution. C’est ce que montre l’abolition des privilèges territoriaux durant la nuit du 4 août, à laquelle même les députés de provinces fiscalement privilégiées comme la Bretagne n’osent alors s’opposer.
Cette différence entre l’universalisme français et le particularisme américain est une autre distinction majeure pointée par Régis Debray. Elle est cruciale car elle permet d’expliquer les réponses diamétralement opposées que les deux révolutions apportent à la question de l’esclavage. Côté français, l’universalisme jacobin a facilité une double association : d’abord celle des colons de Saint-Domingue à une véritable « aristocratie de l’épiderme » arc-boutée sur la défense de ses privilèges sociaux et raciaux ; ensuite celle des esclaves révoltés au mouvement insurrectionnel français et notamment aux assaillants de la Bastille[4]. En outre, la critique du caractère illimité du droit à la propriété par les montagnards leur permet aussi de légitimer la violence révolutionnaire exercée contre les propriétés coloniales et leurs propriétaires.
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Ces deux éléments facilitent la reconnaissance de la Révolution de Saint-Domingue et la proclamation de la liberté générale par la Convention nationale. Le décret d’abolition du 4 février 1794 revêt ainsi une portée politique inédite puisqu’il s’agit de la première (et de l’une des seules) abolitions inconditionnelles, c’est-à-dire qu’elle n’est pas corrélée à une indemnisation des planteurs. Le décret proclame aussi la vocation universelle de cette abolition. Une dimension qui s’inscrit dans une particularité de la législation révolutionnaire française analysée par Régis Debray dans son ouvrage Que Vive la République. L’auteur y rappelle qu’aux yeux des constituants français, les principes de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen valent non seulement pour la France mais aussi pour l’humanité entière et pour les siècles des siècles. Universalisme rime donc avec militantisme – mais pas avec interventionnisme – ce qui explique que la question de porter l’abolition dans les colonies esclavagistes étrangères, ait été soulevée dans le débat révolutionnaire français[5].
De l’autre côté de l’Atlantique, la liberté générale n’advient qu’au terme d’un processus infiniment plus lent et accidenté. Il s’écoule en effet près de 80 ans entre la constitution des premiers états libres de l’Union et l’abolition fédérale de l’esclavage en 1865. Entre temps, de nombreuses lois sont votées relativement à l’esclavage et à la traite, tant à l’échelle fédérale qu’à celle des états fédérés. Ces textes législatifs ont généralement été assortis de conditions et d’exceptions temporelles et/ou géographiques, difficilement concevables pour les jacobins français. Bien sûr, il ne faut pas céder à l’illusion d’expliquer le cours de l’histoire par la progression mécanique des idées. Pas davantage qu’il ne faudrait minorer le rôle décisif que fut celui des révoltes des esclaves et des libres de couleur, premiers concernés et donc premiers acteurs de leur émancipation. Peu importe néanmoins le sens de la causalité : quand bien même on ferait mécaniquement découler l’idéologie jacobine des réalités matérielles et rapports de forces sociaux, elle s’est teinte d’une radicalité universaliste et sociale, permettant la convergence des révolutions française et dominguoise dans une perspective abolitionniste.
Vraies et fausses révolutions atlantiques
Afin d’être opérant, le concept de la « Révolution atlantique » nécessite de séparer la Révolution en deux parties pour se concentrer sur une sorte de période La Fayette comprise entre 1789 et 1792. Ce découpage historiographique est longtemps resté très en vogue, notamment au moment de la célébration du bicentenaire de la Révolution en 1989, où il fut alors vivement dénoncé notamment par Régis Debray [6]. De fait, si Révolution atlantique il y a, alors c’est une révolution stérile car contrairement à l’idée répandue, elle n’a pas accouché de « Républiques sœurs » politiquement alliées.
La diffusion de la connaissance des révolutions française et haïtienne permettrait d’éviter l’écueil d’un dolorisme mémoriel, relisant l’histoire comme une suite de dominations immuables plutôt qu’une série d’inégalités à abattre
Au contraire, c’est au moment où la France révolutionnaire se républicanise que les tensions s’aiguisent avec les États-Unis. Les raisons en sont d’abord économiques, avec l’accumulation des frustrations commerciales de part et d’autre de l’océan. En effet, le commerce des Antilles françaises est alors une branche très importante des échanges étasuniens. Dans un ouvrage récent, l’historien Éric Schnakenbourg explique que les dirigeants américains espéraient à ce titre, que la Révolution française apporterait la libéralisation du commerce transatlantique [7]. Côté français, c’est le sentiment d’ingratitude qui domine après que les négociants américains ont largement réorienté leurs exportations vers la Grande-Bretagne en délaissant l’Hexagone. La signature du traité anglo-américain de Jay de novembre 1794 qui instaure des relations commerciales privilégiées entre ces deux pays renforce encore l’animosité croissante entre la France et les États-Unis.
D’autre part, la radicalisation égalitaire de la Révolution française et son engagement abolitionniste généralisent la défiance américaine à l’endroit de la République jacobine. La crainte de la contagion de l’Amérique par les principes révolutionnaires français s’aiguise d’autant plus que dans les Caraïbes, la colonie de Saint-Domingue accède à l’autonomie politique sous la férule d’un ancien esclave affranchi : Toussaint Louverture. Bien que les négociants américains redéveloppent opportunément des échanges commerciaux avec l’île antillaise, leur gouvernement redoute que celle-ci ne devienne un mauvais exemple, incitant les très nombreux esclaves des états sudistes à la révolte.
Les tensions franco-américaines dégénèrent finalement en un conflit armé non-déclaré, (mé)connu sous le nom de « Quasi-Guerre », que l’on voit poindre en 1796. Encore très peu étudié en France, cet évènement constitue pourtant le premier conflit de l’histoire des États-Unis indépendants et détermine la création de la marine militaire américaine. Il donne aussi lieu à l’un des premiers épisodes maccarthystes avec l’organisation d’une grande campagne d’opinion, menée par les fédéralistes contre les républicains jeffersoniens. Les premiers accusant les seconds de former une cinquième colonne pro-française en Amérique.
Jusqu’à sa conclusion par le traité de Mortefontaine en 1800, la « Quasi-Guerre » se résume essentiellement à une guerre de course dont les principaux combats se localisent aux Antilles. Au cours de ceux-ci, la marine française fait la démonstration de sa large supériorité militaire face à un adversaire encore dépourvu de véritable marine de guerre. Les Français capturent ainsi plus d’un millier de vaisseaux américains contre une centaine de prises faites par les Américains seulement [8]. L’alliance circonstancielle, auparavant conclue par la France monarchiste avec les insurgés américains pour prendre à revers les Britanniques, n’a donc pas survécu longtemps aux divergences économiques et politiques entre la France et les États-Unis.
La Révolution atlantique est-elle pour autant introuvable ? En tout cas, elle n’apparaît pas à l’endroit où on l’a longtemps située. Si les divergences entre la France et les États-Unis se creusent avec l’évolution du mouvement révolutionnaire français, les convergences apparaissent dans le miroir inversé des révolutions française et dominguoise. Au point que l’historienne Florence Gauthier évoque une « alliance » des deux révolutions au cours du processus qui aboutit à l’abolition et à la répression des colons esclavagistes, encore présents sur le territoire français [9]. Dans le rapport consacré à l’histoire croisée franco-haïtienne, rédigé par le comité dont il était le président en 2004, Régis Debray rappelait l’importance du passé révolutionnaire commun aux deux pays. Il insistait notamment sur la dette mémorielle de la France à l’égard des insurgés de Saint-Domingue qui à partir d’août 1791, firent passer la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de la théorie à la pratique.
La contre-révolution coloniale
Si les liens entre les gouvernements français et américain se distendent à partir de 1792, il n’en demeure pas moins que les secteurs économiques impliqués dans le commerce colonial des deux pays se rapprochent. Pire, on peut-même identifier une contre-révolution coloniale, c’est-à-dire une lutte contre toute remise en cause du système colonial d’Ancien Régime, notamment fondé sur l’esclavage des Noirs et la ségrégation des « libres de couleur ». En France, cette fronde est menée conjointement par les lobbys négociants et coloniaux. Ceux-ci trouvent des alliés sûrs aux États-Unis. Des alliés qui constituent alors la base arrière économique et politique des colons français émigrés après la révolution de Saint-Domingue. D’un côté, le gouvernement américain accorde son soutien financier et commercial aux émigrés tandis que certains grands planteurs américains, comme Pierce Butler, aident individuellement leurs collègues français [10].
Alors que la Révolution française aboutit au démantèlement de l’esclavagisme colonial, la Révolution américaine ouvre une période d’expansion territoriale de l’esclavage malgré l’existence d’un important courant abolitionniste interne et des critiques formulées à l’égard de la traite atlantique. En effet, l’Union est notamment rejointe par plusieurs états esclavagistes comme le Kentucky en 1792, le Tennessee en 1795 et la Louisiane après sa vente par la France bonapartiste en 1803 [11]. À ce sujet, l’historien Jeremy Popkin ajoute que la stabilisation politique de la République américaine a été permise par le maintien de l’esclavage et la renonciation à l’alliance républicaine atlantique avec la France. On observe a contrario que la stabilisation de la République française est rendue possible par le renoncement à l’esclavage et l’alliance avec les esclaves insurgés. De son côté, Jeremy Popkin ajoute encore que la « colonie insurrectionnelle de Saint-Domingue a été l’un des sites où les contradictions de ce qu’on appelle la Révolution atlantique apparaissent de la façon la plus flagrante » [12].
L’oubli relatif de cette histoire de ce côté de l’Atlantique constitue sans doute l’une des marques de l’américanisation de notre mémoire nationale. De manière générale, le passé de l’Amérique française reste encore un continent largement inconnu pour des non-spécialistes. Au-delà de quelques figures comme celles de Jacques Cartier ou de Toussaint Louverture, très peu de choses émergent du brouillard mémoriel. Ainsi, il n’est pas impossible que l’histoire des puritains du Mayflower soit plus familière au public français que celle des coureurs des bois de la Nouvelle-France. Pourtant, la diffusion de la connaissance des révolutions française et haïtienne permettrait d’éviter deux écueils. D’abord, celui d’un certain dolorisme mémoriel, relisant l’histoire comme une suite de dominations sociales immuables plutôt que comme une série d’inégalités économiques à combattre. Ensuite, celui d’une restauration du roman national, classique et conservateur, centré sur la réhabilitation des grands hommes (ici La Fayette puis Bonaparte) et invisibilisant tant les existences que les résistances des masses. Face à cette impasse, mettre en lumière l’histoire de la « révolution abolitionniste » constituerait un point d’appui pour la formation d’un récit national, véritablement rassembleur car progressiste.
Notes :
[1] Régis Debray, Civilisation : comment nous sommes devenus américains, Paris, Gallimard, 2018.
[2] François Furet, Penser la Révolution française¸ Paris, Folio, 1985.
[3] Andy Cabot, Esclavage, empires et diplomatie (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis) : abattre ou consolider l’esclavage dans le monde atlantique après Saint-Domingue (c. 1795 – c. 1825) ?, Marie-Jeanne ROSSIGNOL et Allan POTOSFKY (dir.), thèse en histoire soutenue à l’Université Paris Cité, 2021.
[4] Florence Gauthier, L’aristocratie de l’épiderme : le combat de la société des citoyens de couleur (1789-1791), Paris, CNRS Éditions, 2007.
[5] On renvoie ici aux mises en garde célèbres de Maximilien Robespierre contre les « missionnaires armés ».
[6] Régis Debray, Que vive la République, Paris, Seuil, 1991.
[7] Éric Schnakenbourg, La quasi-guerre : le conflit entre la France et les États-Unis (1796-1800), Paris, Tallandier.
[8] Ibid.
[9] Florence Gauthier, « 1793-94 : la Révolution abolit l’esclavage ; 1802 : Bonaparte rétablit l’esclavage », publié sur le site « Révolution française.net » le 11 avril 2006. URL : https://revolution-francaise.net/2006/04/11/32-1793-94-la-revolution-abolit-l-esclavage-1802-bonaparte-retablit-l-esclavage
[10] Simon Férelloc, « Le modèle américain des esclavagistes français : retour sur la contre-révolution atlantique », Le Vent Se Lève, publié le 14 avril 2024.
[11] Andy Cabot, op. cit.
[12] Jeremy Popkin, « Républicanisme atlantique et monde colonial : Saint-Domingue entre France et États-Unis » dans Républiques soeurs: le Directoire et la Révolution atlantique, Pierre SERNA (dir.), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009.
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